Les verbes du 1er groupe sont, en français, les verbes en -er, sauf aller, qui appartient au 3e groupe. Ils suivent souvent des terminaisons régulières au présent, mais certains modifient l’orthographe ou le radical, comme manger, lancer, appeler et acheter.
En classe, je vois chaque semaine le même doute : des élèves classent aller avec parler parce qu’ils ne regardent que la terminaison. Ce réflexe entraîne ensuite des erreurs de conjugaison au présent, puis des blocages plus durables en dictée et en lecture. Ici, je vous propose une méthode simple pour reconnaître rapidement les verbes du 1er groupe, les distinguer des autres groupes et repérer les pièges les plus fréquents. Vous trouverez aussi une petite liste de verbes utiles, un mini-test de vérification et des pistes de remédiation adaptées aux enfants, aux collégiens et aux débutants en FLE.
Qu’est-ce qu’un verbe du 1er groupe en français ?
Un verbe du 1er groupe est, en conjugaison française, un verbe dont l’infinitif se termine le plus souvent par -er. Gardez ce repère en tête. L’aller exception compte beaucoup : aller, malgré sa finale en -er, appartient au 3e groupe. Ce classement sert à anticiper des terminaisons régulières, mais aussi à comprendre pourquoi certains verbes se laissent conjuguer plus facilement que d’autres. C’est un repère de lecture, pas un détail de manuel.
Dans la morphologie du verbe en français, le groupe sert à classer les verbes par comportement. Ce repère sert tout de suite. En CE2 ou en FLE débutant, reconnaître aimer, parler ou jouer comme des verbes 1er groupe aide à prévoir un modèle commun au présent et dans d’autres temps. Le 1er groupe reste le plus vivant, alors que le 3e est souvent décrit comme non productif. Mais le groupe ne résout pas tout : avec manger, lancer, appeler, envoyer ou acheter, certaines formes changent un peu à l’écrit, sans changer de famille. Voilà pourquoi le groupe éclaire la règle, sans effacer les pièges.
Comment conjuguer les verbes du 1er groupe au présent de l’indicatif ?
Au présent de l’indicatif, les verbes du 1er groupe se construisent avec un radical et les terminaisons du 1er groupe : -e, -es, -e, -ons, -ez, -ent. La règle est très régulière. Pour conjuguer sans se tromper, repérez l’infinitif, gardez le radical et relisez les formes à voix haute.
- Prenez l’infinitif chanter et vérifiez qu’il se termine bien par -er.
- Enlevez -er pour trouver le radical : chant-.
- Ajoutez les terminaisons : je chante, tu chantes, il chante, nous chantons, vous chantez, ils chantent.
- Relisez à voix haute : la forme nous chantons sert de repère pour contrôler toute la série.
En CM1, cette relecture orale évite beaucoup d’erreurs : un élève écrit souvent nous chantes, mais la forme nous chantons corrige aussitôt la série. Dans ma pratique, Hélène Vignes, je m’appuie sur l’esprit de l’Association Montessori Internationale : dire la forme, souligner le radical, valider par nous. Le transfert devient simple avec parler — nous parlons, vous parlez — puis avec aimer — nous aimons, ils aiment. La procédure reste la même, même quand l’oreille hésite.

Les cas particuliers qui font hésiter vraiment
Les hésitations portent rarement sur la terminaison du 1er groupe, mais sur l’orthographe du radical. Au présent, certains cas particuliers modifient la graphie pour conserver la prononciation : verbes en -cer, verbes en -ger, verbes en -yer, mais aussi appeler ou acheter, dont l’alternance reste régulière.
| Infinitif | Forme fautive fréquente | Forme correcte |
|---|---|---|
| lancer | nous lancons | nous lançons |
| manger | nous mangons | nous mangeons |
| envoyer | j’envoye | j’envoie |
| appeler | j’apelle | j’appelle |
| acheter | j’achete | j’achète |
En CM1, l’erreur typique n’est pas l’infinitif, mais la forme fléchie dans le cahier : l’élève écrit nous mangons parce que l’oreille valide encore le son. L’oral simplifie trop. Avec une voyelle ou un h muet, la frontière graphique se masque davantage : j’aime et j’habite semblent d’un seul tenant, alors que le pronom et l’apostrophe doivent rester visibles, même sur les majuscules. Pour appeler, envoyer et les familles en -eler/-eter ou en e + consonne + er, on gagne en sûreté si l’on compare plusieurs formes du même verbe ; c’est un bon levier d’orthographe grammaticale.
Mini-test : reconnaître 1er, 2e et 3e groupe sans se laisser piéger
Pour classer un verbe, la simple terminaison en -er ne suffit pas. Il faut d’abord isoler l’exception aller, puis tester les verbes en -ir avec nous -issons. Ainsi, envoyer et appeler restent du 1er groupe, même si leur conjugaison présente des variations utiles pour l’orthographe.
| Verbe | Groupe | Justification |
|---|---|---|
| parler | 1er | Infinitif en -er, sans être aller. |
| finir | 2e | On dit nous finissons. |
| aller | 3e | Exception majeure, malgré sa forme en -er. |
| envoyer | 1er | Nous envoyons, mais modèle du 1er groupe. |
| appeler | 1er | Nous appelons, avec variation du radical. |
| grandir | 2e | On dit nous grandissons. |
Ce repérage des 1er, 2e et 3e groupes n’est pas décoratif. En grammaire française, reconnaître le groupe d’un verbe aide à prévoir les terminaisons, les doubles consonnes et certains changements de radical. En CM1, j’observe souvent la même erreur : tous les infinitifs en -ir sont rangés ensemble, alors que seuls ceux qui font nous -issons relèvent du 2e groupe. Par conséquent, identifier le bon groupe verbal sert à anticiper la conjugaison, et non à réciter une simple liste.
Erreurs d’élèves : exemples classés du CE2 au collège
Des formes comme je joues, nous mangons ou ils envoyent révèlent souvent un raisonnement logique mais incomplet. Les classer par niveau aide la remédiation : on corrige mieux quand on observe l’erreur, sa logique et le contexte d’écriture, au lieu de répéter des tableaux. En CE2, je joues vient de l’analogie avec tu joues ; je fais oraliser la phrase entière, puis comparer je joue / tu joues. En CM1, nous mangons montre qu’on entend bien la base, sans repérer la forme de nous ; une relecture par nous et un tri de cartes stabilisent l’orthographe. En CM1-CM2, ils envoyent touche des verbes fréquents et un faux pluriel ; une phrase-modèle, ils envoient une carte, aide à fixer la terminaison. En 6e, on lit aussi il appella ou nous commencons ; l’auto-correction guidée, dans l’esprit de l’Institut national supérieur du professorat et de l'éducation, des Cahiers pédagogiques et de l’ICEM - pédagogie Freinet, traite mieux les erreurs de conjugaison. C’est aussi la question pratique que beaucoup de familles formulent sur Parents.fr.
Ce qu'il faut retenir
Retenir le 1er groupe devient plus simple si l’on combine trois gestes : observer l’infinitif, vérifier l’exception aller et repérer les petits changements d’orthographe au présent. Pour consolider l’apprentissage, faites classer quelques verbes chaque jour, puis conjuguez-les dans une phrase courte plutôt qu’en colonne isolée. Si un élève hésite, revenez au sens, au sujet et à l’infinitif. C’est cette régularité, plus que la récitation, qui installe une conjugaison juste et durable.
Mis à jour le 10 juin 2026
