« Je pense » est la première personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe penser ; cette forme s’écrit toujours sans s. Elle peut exprimer une opinion, une réflexion, un souvenir ou une attention portée à quelqu’un ou à quelque chose, selon la construction employée.
« Je penses à toi » apparaît souvent dans les cahiers d’élèves comme dans les messages du quotidien, alors que cette orthographe est incorrecte. La confusion vient notamment de la proximité avec « tu penses », qui prend bien un s. Comme éducatrice, j’observe aussi que la difficulté ne concerne pas seulement la terminaison : choisir entre « penser à », « penser de » et « penser que » modifie précisément ce que l’on veut exprimer.
« Je pense » : définition, sens et orthographe
« Je pense » est la forme du verbe penser employée avec le pronom je au présent. Elle s’écrit sans s et peut exprimer une réflexion (« Je pense à mon exposé »), une opinion (« Je pense que cette solution est juste »), une croyance ou une attention portée à quelqu’un. Dans « Je pense du bien de ce projet », le verbe marque un jugement. Il ne faut pas le confondre avec la pensée, nom féminin désignant une idée ou l’activité de l’esprit. La formule « Je pense, donc je suis », associée à René Descartes dans le Discours de la méthode de 1637, constitue un repère culturel célèbre. Le Robert distingue lui aussi les emplois liés à l’opinion, à la réflexion et au souvenir.
Indicatif : pourquoi écrit-on « je pense » sans s ?
On écrit « je pense », jamais « je penses ». Penser est un verbe du premier groupe : au présent de l’indicatif, la première personne du singulier prend la terminaison -e. Le modèle est : je pense, tu penses, il pense, nous pensons, vous pensez, ils pensent. Le s appartient donc notamment à « tu penses » et « ils pensent ». Les formes courantes sont aussi : « je pensais » à l’imparfait, « je penserai » au futur, « j’ai pensé » au passé composé et « je penserais » au conditionnel. À la voix active, le verbe se construit principalement avec l’auxiliaire avoir. Les tableaux de Larousse, du Conjugueur et du Robert permettent de vérifier les temps moins fréquents.
Impératif : écrit-on « pense à » ou « penses à » ?
Dans la phrase déclarative « tu penses à ton cahier », le sujet tu impose un s. Mais une instruction se formule à l’impératif : « Pense à ton cahier », sans s. Pour vérifier :
- Repérez une consigne, un conseil ou un ordre.
- Supprimez le pronom sujet : on obtient l’impératif.
- Écrivez « pense » sans s.
- Ajoutez toutefois un s devant y et en : « Penses-y demain » ; « Penses-en avant de répondre ».
Cette lettre facilite la liaison et la prononciation. Aux autres personnes, on écrit « pensons » et « pensez » : « Pensons à prévenir le groupe » ; « Pensez à fermer la porte ».

Penser à, penser de ou penser que : quelle construction choisir ?
| Construction | Sens principal | Construction grammaticale | Exemple |
|---|---|---|---|
| penser à | Avoir à l’esprit, prévoir, porter attention | penser à + nom ou infinitif | Je pense à toi. Pense à fermer la porte. |
| penser de | Exprimer ou demander un jugement | penser de + nom | Que penses-tu de ce livre ? |
| penser que | Formuler une idée, une opinion ou une croyance | penser que + proposition | Je pense que le projet est réalisable. |
Le choix dépend du sens, non d’une simple préférence de style. « Penser à quelqu’un » peut évoquer le souvenir ou l’attention ; « penser de » appelle une appréciation. La négation « ne pas penser à » signifie souvent oublier ou ne pas envisager : « Je n’ai pas pensé à prendre mon cahier. » Les explications proposées par Frantastique et Ohlala French Course confirment cette distinction utile en contexte.
Subjonctif, conditionnel et autres formes du verbe penser
Après « je pense que », l’indicatif est le plus habituel lorsque le locuteur présente l’information comme probable ou admise : « Je pense qu’il viendra. » Le subjonctif apparaît volontiers lorsque le doute, la négation ou l’interrogation domine : « Je ne pense pas qu’il vienne. » Il ne s’agit pas d’un automatisme : le sens de l’énoncé guide le choix. Le conditionnel permet d’exprimer une hypothèse ou d’atténuer un avis : « Je penserais autrement dans ce cas. » Les autres formes sont l’infinitif « penser », le participe passé « pensé », le gérondif « en pensant », la forme pronominale « se penser » et, plus rarement, la voix passive « être pensé ». En relecture, identifiez d’abord le sujet, puis l’intention et le mode attendu.
L'essentiel en bref
Bon à savoir
Que signifie le verbe « penser » ?
Le verbe « penser » peut signifier réfléchir, avoir une idée, croire, juger ou garder quelqu’un à l’esprit. Son complément précise généralement le sens : « penser à » indique l’attention ou le souvenir, « penser de » le jugement et « penser que » l’opinion.
Quel temps emploie-t-on après « je pense que » ?
Après « je pense que », on emploie généralement l’indicatif si l’idée est présentée comme probable : « Je pense qu’il réussira. » Le subjonctif est fréquent avec une négation ou une interrogation qui introduit le doute : « Je ne pense pas qu’il réussisse. »
Comment écrit-on « je pense à toi » ?
On écrit « je pense à toi », sans s à « pense ». Le sujet est « je » et le verbe penser, au présent de l’indicatif, se termine par -e. La préposition « à » introduit ici la personne que l’on garde à l’esprit.
Comment écrit-on « pense à toi » ?
Dans une consigne adressée à une personne, on écrit « Pense à toi » sans s. C’est l’impératif présent du verbe penser. En revanche, devant les pronoms y et en, un s s’ajoute : « Penses-y » et « Penses-en ».
Dans quels contextes emploie-t-on « je pense » ?
« Je pense » s’emploie pour annoncer une réflexion, une opinion ou une attention. On dira « Je pense à mon travail » pour une préoccupation, « Je pense que tu as raison » pour un avis, et « Je pense du bien de cette initiative » pour un jugement.
Retenez le repère le plus sûr : avec « je pense », le présent s’écrit « je pense », sans s. Relisez ensuite la suite de votre phrase : « à » évoque ce qui vous occupe l’esprit, « de » introduit un jugement et « que » une opinion. Ces trois vérifications suffisent à écrire avec justesse.
Page actualisée le 29/07/2026
